Une Jolie Bourde (partie VII)

9 avril 2009 at 14:33 (Ecriture, Litterature, Une Jolie Bourde, bout de roman) (, , , , , , , , )

Mercredi 5 septembre 2007

Je me suis salement pris la tête avec Ben et Mario. Ils ne comprennent pas. Bien sûr que je veux me venger mais pas transformer mes potes en assassins, ni les voir atterir en taule pour vingt ans. Enfin bref, on était en divergeance sur la vengeance. Du coup, ils ont parlé de tout ça au vieux. A deux heures, à la fin de mon service, il est venu me chercher au resto, il m’a pris à part et on a eu une petite discussion. Bizare la discussion.

Le beau visage tout sculpté de Gino s’est posé devant moi, une voix grave en est sortie :

- Ecoute ma belle, les garçons m’ont expliqué ton histoire. Que tu refuse de faire prendre des risques pour toi à Ben et à mon fils ça fait que confirmer ce que je pensais de toi :  tu es une fille bien, une comme on n’en fait pas beaucoup. Mais, dis moi, tu as réèllement confiance dans la justice de ce pays?

J’aurais eu du mal à lui répondre par l’affirmative… mais pas moyen de me résoudre à accepter la proposition des mecs. J’ai donc repris :

- Mais enfin, bon si on retrouve l’autre fille qui était avec moi cette fois là peut-être que… voire même d’autre filles que ces salauds aurait…

Et là j’ai pas pu finir ma phrase, le mot est resté bloqué dans ma gorge comme une putain d’arete de requin. La belle main toute manucurée de Gino s’est posée sur mon épaule, j’avais qu’une envie, me jeter contre lui et pleurer comme une petite fille. Je l’ai pas fait. J’ai suffisament inondé Ben depuis deux jours… Il m’a tapoté le bras maladroitement comme s’il hésitait lui aussi à me serrer dans ses bras. Il a plissé les lèvres et a dit en me regardant droit dans les yeux :

- Dans tous les cas, fille, c’est à toi et seulement à toi de décider. Quoi que tu fasses tu pouras compter sur Mario et moi. Essaye juste de prendre en compte certain paramêtres : au bout de huit ans tu peux pas compter sur les preuves matérielles et même si on retrouve d’autre filles violées par ces salopards, ce qui semble difficile, et en admettant qu’elles acceptent de parler, rien n’est moins sûr, ça ne sera que votre parole contre celle des flics… et ils ressortiront libre d’aller détruire la vie d’autres petites gamines paumées… en plus de celle qu’implique leur boulot…. Y a pas que la veangeance en jeu…

Il a raison, le vieux… mais les flinguer ça serait encore leur faire un trop beau cadeau…

***

III

“On est pas sérieux quand on a dix-sept ans” qu’y disait le poète… Ben non, on est pas sérieux on est un peu con… et très fragile surtout… C’est la pensée qui m’a traversé le crâne quand le flic s’est à nouveau pointé au resto comme si rien n’était. Il a commandé une daube de boeuf… L’envie de la saler à l’arsenic m’a quelque peu effleuré… Ca aurait manqué de discretion… Lillith tremble comme si elle avait avalé un téléphone bloqué mode vibreur. Il a pas l’air de la reconnaitre…

Venons-en a ce type, le capitaine Boriès… Pas trop une tête de flic… donc sans doute assez dangeureux… des yeux bleux, le regard assez fixe du gars qui sait de maitriser, des traits réguliers, à peine marqués… le genre de type qui doit avoir l’habitude de plaire… sans doute fils unique et fils de flic… Il n’y a pas de gène de l’ignomie, mais c’est un héritage social très répendu…  Malheureusement… Il semblait avoir son arme de service, du moins une forme allongée au niveau de sa ceinture l’évoquait largement… Va falloir faire gaffe… Je vais prévenir Mario qu’il le prenne en chasse dès sa sortie… en atendant place aux nouvelles technologies…

Sortir discretement de ma cuisine, portable en main… clic clic clic… Voilà mon connard tu es dans la boite! La miss devrait arréter de le fixer comme ça, elle va se griller toute seule…

8 commentaires

  1. Daniel Wong a dit,

    Bon, je viens de relire les 7 chapitres.
    Alors, mon avis:
    Il y une très belle entrée en matière, le décor est planté en quelques phrases, super.
    Et puis, tout d’un coup, l’histoire change de cap. L’histoire du braquage disparaît, un peu trop vite à mon goût. Elle est pliée en quelques phrases: elle va lui servir d’alibi, ils partent à Paris. Et après, plus aucune référence.
    Alors commence la deuxième histoire – la principale, je suppose, celle de Lilith. Elle aussi est bien emmenée.
    La partie VII contraste un peu avec le reste, beaucoup de réflexion, moins d’action.
    Mon avis est bien sûr très subjectif. En tout cas, on attend la suite avec impatience.

  2. isa a dit,

    Bo courage à toi alors

  3. lillithlanoire a dit,

    Et bien…..la suite a partir de septembre… je suis actuellement en irlande du nord ou je travaille a mon autre roman Belfast Parano, en Aout je termine la redaction d un memoire universitaire assez laborieux. En septembre, recherche demploi, rmi et donc ecriture en ayant beaucoup plus de temps pour cela.

  4. isa a dit,

    bonjour, je découvre ton blog et je viens de lire toute ton histoire … la suite c’est quand. Bravo à toi.

  5. Coline Dé a dit,

    Alors, Julie ? C’est dégoûtant, je me pourléchais déjà en venant sur ton blog, à l’idée de lire la suite… et raté : pas de suite !

    Sitôt que tu t’y remets, passe sur la clé pour me prévenir, hein ?

    Coline

  6. birdyumi a dit,

    yey!

    j’ai vu ton message sur fessebouk alors jme suis dit que j’allais jeter un œil.
    j’ai lu que la première page. trop de points de suspension à mon gout, la ponctuation doit servir la narration, la ciseler. sinon c’est pas mal (je dis ça parce que il faut pas décourager les gens qui ont envie d’écrire, c’est déjà assez pénible d’enfanter un monde, une vision etc!!)
    voilu. j’attends le next episode. envoies un mail quand c’est pret.

  7. Coline Dé a dit,

    Chamallow et acide sulphurique, un mélange sacrément vitaminé, bravo Lillith !

  8. Melanie a dit,

    y aurait pas qqes petites fautes sur ce passage? previens qd t ecris la suite

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